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30/01/2012

Vincent Liben joue des voix

vincentliben-241 BD.jpgPresque la totalité des morceaux de son album éponyme sont accompagnés de voix de filles, qu'il voit comme des instruments à utiliser en fonction de chaque tessiture.

Après avoir servi plus de dix ans au sein de Mud Flow, Vincent Liben a eu envie de découvrir d'autres horizons. En 2009, il commence alors une aventure solo...en français. Un changement de cap radical pour le chanteur bruxellois qui s'en trouve pleinement satisfait.


Parlez-nous de toutes ces filles sur l'album ?

Il y a d'abord Berry sur « Mademoiselle Liberté » et puis Stéphanie Croibien et Claire Deligny. Je les utilise comme un instrument. Mais c'est plus pour la couleur de l'instrument que pour avoir des filles sur l'album. Je voulais que l'album soit pop et coloré. Et ce qu'il y a beau dans la voix d'une fille, c'est l'émotion qui passe. J'ai cherché un type de voix particulier aussi, plutôt propre et lisse dans la tessiture.

Ces duos féminins, ce n'est pas sans rapeller Gainsbourg...

Je pense qu'on est tous influencés par Gainsbourg, ça fait partie du patrimoine commun. Mais c'est pas du tout la raison pour laquelle il y a des filles dans mon album. Ce n'est pas un truc purement réfléchi, ça dépend des morceaux.

Il paraît que c'est Marie Warnant qui vous a donné envie d'écrire en français ?

Tout à fait, c'est en réalisant son premier album, « De un à dix ». J'avais écris un titre en français : « Oh mon amour ». J'en avais marre du rock en anglais, je sentais que pour mon développement personnel, il fallait sortir de ça. C'était difficile de sortir des règles strictes du rock à la belge, de pouvoir explorer des pistes différentes. Je me suis dit qu'en français et en solo, ça me permettrait d'aller plus loin.

Est-ce plus difficile d'écrire en français qu'en anglais ?

C'est plus facile d'exprimer ce que l'on veut en français. En anglais, ce n'était pas possible d'exprimer correctement une pensée, de partager quelque chose. J'avais besoin de dépasser cette limite de la langue. Puis le rock, c'est devenu un peu facile. Au départ, c'était un truc de révolte, avec beaucoup de spontanéité. Maintenant, tout est travaillé sans réelle recherche artistique. Je sentais que ce n'était pas mon univers. Puis, quand tu vieillis, il vaut mieux en sortir. C'est quand même un truc de jeune d'être dans un groupe de rock. (Sourires).

Vos compositions ont aussi beaucoup changé...

Avec Mud Flow, je faisais beaucoup de chansons qui dépassaient les six minutes. Ici, on est dans du format court. Avant, j'avais tendance à étendre les chansons avec des passages instrumentaux. Pour cet album, je voulais resserrer et mettre toutes les choses importantes ensemble. J'avais envie de me diriger vers quelque chose de plus mélodieux, de plus pop.

Vous montrez une facette plus romantique que dans Mud Flow...

J'aurais aimé avoir une écriture plus romantique dans Mud Flow. Je n'arrivais pas trop à faire passer les sentiments que je voulais. A partir du dernier album, je n'étais plus là, je ne me sentais plus à ma place. Arreter le groupe et se lancer dans autre chose, c'est un gros risque. En français, je peux aller plus loin dans l'écriture, dans ce que je veux faire passer. Ça ouvre à plus de possibilités musicales.

D'où le côté plus pop ?

On peut écrire des choses tristes mais quand ça devient plombé, ce n'est pas bon non plus. Si tu cherches une vérité, tu ne peux pas écrire que la vie c'est que déprimant ou que joyeux. Même quand t'es malade, c'est dur mais si tu passes un bon moment avec tes amis, ça en devient un moment heureux. Avec Mud Flow, c'était un peu trop plombant. Je pense qu'il faut équilibrer entre la mélancolie et l'espoir. Souchon arrive à faire ça par exemple : de la variété super classe !

Sur scène, vous serez seul en guitare-voix ?

La plupart des concerts se feront à trois avec une bassiste et un guitariste. Les gros concerts, ce sera à six et ce sera plus rock. En Belgique, je peux me permettre de rajouter quelques guitares agressives. Dans certains arrangements, ça se rapproche même de Mud Flow. Quand on réarrange tout pour la formule trio, c'est pas mal car on arrive à une version assez différente de l'album.

Maïlys Charlier

Vincent Liben, Vincent Liben, Pias

En concert le 9 février à la Rotonde du Botanique, 236 Rue Royale, 1210 Saint-Josse-ten-Noode.

 

Commentaires

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Écrit par : comment acheter maxosize | 07/10/2014

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