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25/01/2012

La musique, sa langue maternelle

b-enzo-11-jmahaux.jpgB Enzo prend son envol. À près de 40 ans, il était temps ! Pendant des années, il a été producteur et réalisateur d’albums, pour différents artistes. À commencer par son papa, Frédéric François, pour lequel il a mis sa patte sur une quinzaine d’albums. “On a fait quelques tubes ensemble ”, concède-t-il, presque timidement. Car depuis l’enfance, Vincent Barracato a toujours eu le goût de la création, de la composition. Plus tard de la réalisation, du mixage… Bref, s’il ne manquait qu’un chaînon pour boucler la boucle, c’était un disque tout à lui, où, pour l’occasion, il se ferait chanteur. C’est désormais chose faite, avec Until death do us part.


Mais qu’est-ce qui vous a empêché de le faire plus tôt ? C’est l’approche de la quarantaine (c’est pour cette année !) qui vous a décidé ?

“J’ai été pris dans un engrenage, où je mettais ma musique au service des autres. Et puis, j’ai eu un moment de libre, entre deux albums pour d’autres. Je me suis lancé, et j’ai tenu à aller jusqu’au terme de cette aventure.”

Jusque-là, vous chantiez… sous la douche !

“Oui ! Enfin, non, pas vraiment. Il faut savoir que dans les familles italiennes, on chante dès qu’on est petit. On fait tous de la musique, tout le monde chante. La musique, elle m’habite depuis tout petit.”

Néanmoins, vous auriez pu devenir médecin ou pilote d’avion ?

“Je pense qu’il y a des aptitudes que l’on a dès l’enfance. Mon frère et ma sœur, qui ont aussi été inscrits à des cours de piano, etc., n’ont pas adhéré. Certains sont bons en math, en philo. D’autres en musique. Et peu importe la famille d’où on vient.”

C’est vite devenu une évidence que vous en feriez votre métier ?

“Oui, parce que quand vous commencez ça à quatre ans, à douze ans, vous avez un bagage important. Là, j’ai entrepris des humanités musicales… Depuis tout petit, la musique m’accompagne.”

Vous avez touché un peu à tout : classique, jazz…

“Le piano classique est une très bonne base parce qu’il ouvre l’esprit. J’ai appris à lire et à écrire la musique avant même d’apprendre à lire et écrire le français qui est ma langue maternelle. La musique est ma première langue.”

Vous avez également été formé aux Etats-Unis…

“J’aimais le classique et j’avais envie de continuer mais j’avais aussi envie de créer. Interpréter une œuvre de Chopin, écrite il y a quelques siècles : il n’y a pas vraiment de créativité là-dedans. J’avais les oreilles ouvertes, j’écoutais tout ce qui passait : jazz, R’n’B. Finalement, mes goûts allaient plutôt vers ça.”

Cela s’entend sur l’album : d’un morceau à l’autre, on change d’univers…

“J’ai traité l’album par rapport à la chanson. Pour chaque titre, j’ai essayé de les typer au maximum, peu importe s’il y a un mélange de styles dans l’album. La chanson – musique et mélodie – c’est ce qui est primordial pour moi. Le fil conducteur est pop, mais avec des touches disco, funk, R’n’B : c’est la synthèse de tout ce que j’ai écouté depuis que je suis môme.”

C’est un album qui devait sortir, donc !

“Oui ! C’est une synthèse de moi.”

Comment ça se passe sur scène ?

“Très bien. On a commencé au mois de décembre. Le concert a d’ailleurs été filmé et enregistré. Je voulais en garder une trace… On était un peu dans le stress parce qu’on n’avait répété que trois fois. Les vidéos sont disponibles sur YouTube.”

Se retrouver, aujourd’hui, au-devant de la scène, c’est un peu une nouvelle vie…

“Oui, mais c’est un passage obligé. Si on veut se lancer, il faut y aller.”

 

Interview > Isabelle Monnart
B Enzo, Until death do us part, Deep Inside Production

13:35 Publié dans Sorties CD | Lien permanent | Commentaires (0)

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