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12/03/2012

Elliott Murphy, inspiré par l'Europe

elliott.jpgLe rockeur fera escale au Botanique le 16 mars prochain ! Elliott Murphy, exilé new-yorkais à Paris, possède une discographie impressionnante. Après 30 albums, on ne compte plus ! Son nouvel opus au titre éponyme, sorti en 2010, est une affaire de famille puisque c'est son fils Gaspard qui en est le producteur. Et le rockeur américain touche encore avec son blues-rock efficace à la voix rocailleuse qui n'est pas sans nous rappeler un certain Bob Dylan...


Vous êtes souvent comparé à Dylan. Cela ne vous vexe pas ?

Je l'ai toujours pris comme un compliment...même aujourd'hui ! Être appelé le « nouveau Bob Dylan » ça peut être pris comme négatif pour commencer une carrière. Mais si tu es un acteur et que tu es qualifié de Marlon Brando c'est plutôt positif.

Vous avez emménagé à Paris il y a 20 ans. Que vous reste-t-il de New York ?

Mes racines sont toujours très américaines. Je ne pense pas avoir tellement changé depuis que j'habite en France. A Paris, il y a une certaine liberté des artistes. C'est facile d'être créatif, d'avoir de l'inspiration. Mais je mange toujours autant d'hamburgers ! (Rires). Sérieusement, j'ai découvert Edith Piaf que j'adore vraiment ! Mes musiciens m'ont fait découvrir Bashung aussi.

Après tant d'années de carrière, comment trouvez-vous l'inspiration ?

Plus j'écris, plus l'inspiration vient rapidement. Quand tu vieillis, les émotions et l'expérience rendent l'écriture plus facile. C'est comme une machine. J'ai des idées, je les présente à mes musiciens et on travaille dessus. Ces dix dernières années, j'ai joué plus de concerts que quand j'étais jeune. Plus tu joues, plus les chansons viennent d'elle-même. Keith Richards a dit : « Les chansons sont dans l'air, il suffit de les attraper ».

Envisagez-vous d'enregistrer un album en français ?

J'ai un grand respect pour la langue française. Et par respect pour Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, je ne peux pas détruire cette langue ! (Rires).

De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière ?

J'ai sorti quatre albums sur une major, j'ai eu des très bonnes critiques pour ceux-là. Quand ça a commencé à être difficile au début des années 80. Je devais prendre une décision : j'arrête ou je continue à faire de la musique. Et j'ai décidé que je n'allais pas laisser l'industrie du disque décider de ma carrière. Je suis fier de ma persévérance, d'avoir continué à sortir des albums et partir en tournée. J'ai entretenu une bonne relation avec mon public, j'ai continué à faire plaisir à mes fans. Et c'est ça le plus important pour un artiste. Quand tu comprends ça, tu as réussi ta carrière.

 

Maïlys Charlier

Elliott Murphy, Elliott Murphy, Pias
En concert le 16 mars à l'Orangerie, 236 Rue Royale, 1210 Saint-Josse-ten-Noode. www.botanique.be, 02/2183732

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