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15/03/2012

Bénabar s'accorde les bénéfices du doute

b.jpgL'"infréquentable" Bénabar présentera Les bénéfices du doute sur la scène de Forest National ce 20 mars. Après avoir brillé au cinéma dans Incognito aux côtés de son ami Jocelyn Quivrin (décédé il y a plus de deux ans, NdlR), s'être surpassé au théâtre dans Quelqu'un comme vous, mis en scène par Isabelle Nanty, Bruno Nicolini alias Bénabar revient à la chanson avec son sixième album, Les bénéfices du doute. S'il avait des réticences face à une vie de couple à ses débuts (Y a une fille qu'habite chez moi, Le dîner) ; aujourd'hui, Bénabar fait le constat de sa vie de quadra (Alors c'est ma vie). A 42 ans, il nous offre un album plus assumé, aux textes moins acides et plus engagés. L'homme à la plume si poétique n'en oublie pas pour autant son humour pince-sans-rire.


Sur ce nouvel album, on sent beaucoup plus de mélancolie...
Peut-être... J'ai toujours des difficultés à analyser mes albums. Depuis peu, je commence à avoir un regard un peu objectif sur ce que je fais. Chacun a sa propre perception finalement mais je n'ai pas grand chose à dire sur la façon dont j'essaie d'écrire mes chansons. Je les écris par rapport à ce que j'ai envie de raconter, de ce qui me tient à coeur. Je fais des chansons qui me plaisent et le public en dispose.

C'était important de démarrer le disque avec un titre comme « Politiquement correct » ?
C'est une chanson où le texte est très premier degré. Ça vise les petits snobinards qui prennent un peu la parole pour dire qu'il ne faut pas être raciste ou misogyne. A force de les voir à la TV faire un discours en sortant des phrases très politiquement correcte alors qu'ils ne les pensent pas, j'ai eu envie d'écrire un texte là-dessus. Après coup, je me suis demandé si c'était vraiment une bonne idée cette chanson. Puis elle a tellement dérangé cette chanson qu'avec le recul, je me dis que ce n'est pas si mal en fait. C'est une bonne chose que cette chanson soit là pour démarrer l'album.

Le titre « Les Râteaux », c'est autobiographique ?
Pas entièrement. Je me suis pas pris autant de râteaux ! Pas encore du moins... Mais oui, il y a quelques râteaux autobiographiques dans cette chanson. Je m'en suis pris quelques-uns...comme la plupart des hommes !

Puis il y a « Les Mirabelles » écrite pour Jocelyn Quivrin...
Souvent, on hésite à écrire ce genre de chanson par rapport au marketing, à comment ça pourrait être perçu. Cette chanson est venue et je voulais la mettre sur le disque. ça avait du sens et puis, c'est un bel hommage...

« Les risques du métier », « Infréquentable », « Reprises des négociations »,... Vos titres d'albums sonnent comme des films !
Oui, c'est vrai. Je travaille beaucoup sur les titres d'albums. Je trouvais ça pas mal d'avoir un titre indépendant des chansons, qui ressort et qui donne envie d'entrer dans mon travail, dans ma vie.

Dans le livret de l'album, il n'y a pas de remerciements ?
Depuis plusieurs albums, j'avais besoin de remercier les gens en personne. Ce n'est pas de l'ingratitude. Je ne voulais surtout pas être démago. Puis le faire par écrit dans un livret, c'est un peu expédier les remerciements !

Acteur, comédien, chanteur, scénariste... Qu'est-ce qu'il vous manque ?
Rien. Si ce n'est essayer de poursuivre ses activités là du mieux possible. J'ai besoin de raconter des histoires, de participer à des projets, d'écrire des chansons qui vaillent le coup d'être entendues. Ce qui est important, c'est de faire des choses intéressantes.


Maïlys Charlier

Bénabar, Les bénéfices du doute, Sony
En concert le 20 mars à Forest National, 090069500, www.sherpa.be

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