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25/03/2012

Voyage au bout de sa nuit

madonna.gifLe douzième album studio de Madonna est aussi le plus sombre. Mais… Étrange voyage que l’écoute, dans son intégralité, du nouvel album de Madonna… Comme si tout commençait un samedi soir quand, fardée, remontée à bloc et sur des Louboutin de 12 centimètres, la Madone partait à l’assaut des boîtes branchées d’une ville fantôme. D’entrée de jeu, la techno s’impose, lourde (parfois trop), entêtante. Les beats se répètent à l’infini, pas une seconde de répit. Puis vient Gang Bang, chanson crue, agressive (lire ci-dessus), qui nous emmène – bruits de voiture, sirènes de police comprises – vers un autre lieu (de débauche ?), vers un autre dancefloor.


La preuve avec I’m addicted ou elle implore un I need to dance auquel peu pourront résister. Les yeux fermés, des images se forment, des néons claquent derrière les paupières, des corps se trémoussent. Trois titres à peine et on est déjà épuisés. Pourtant, sa nuit ne fait que commencer… Sombre, ce nouvel album l’est aussi sur le fond. Madonna y fait directement référence à son mariage – raté, au final – avec Guy Ritchie. Et règle quelques comptes au passage, notamment sur Some Girls ou I don’t give a F* Pas étonnant qu’en Angleterre on ait déjà parlé dans la presse de l’album du divorce…

Le voyage se poursuit. Un verre au bar, la lumière qui change, dehors, le petit matin qui s’annonce. La colère et la mélancolie peuvent faire place à un peu d’espoir. Masterpiece (que l’on avait pu découvrir sur la B.O. de W.E. , son dernier film) et surtout Falling Free , qui referme l’album, sont comme deux rayons d’un soleil, fragile encore, mais annonciateur d’un nouveau jour radieux.

 

Isabelle Monnart

Madonna, MDNA, Universal

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