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14/04/2012

Orbitalement vôtre

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La légende britannique était aux platines jeudi soir à l'Ancienne Belgique.

Dans un monde où certains artistes de rue divertissent les passants au son de leur Ipad, Orbital aurait pu ne plus jamais trouver sa place. Avec ses rythmiques synthétiques et ses visuels géométriques délicieusement nineties, le duo londonien fait figure de fossile vivant issu du jurassique électronique. Oui mais voilà, le concert affichait « sold out » de longue date. Deux petits milliers de curieux ou de nostalgiques venus emplir la grande salle de l'AB de leurs vils déhanchés, et dont la moyenne d'âge se situait à vue un peu au-dessus de la trentaine. Un terrain idéal pour les mélodies digitales 4X4 des deux frères récemment revenus aux affaires.


Lancé en 1989, le groupe formé par Paul (l'aîné) et Phil Hartnoll (le cadet) s'offre en effet une pause carrière aux lendemains de la sortie de leur "Blue Album", en 2004. Quatre ans plus tard, la fratrie reprend du service et retrouve les planches des festivals. Enfin, en ce mois d'avril 2012, Orbital signait le huitième album de sa discographie avec "Wonky", qu'il étrennait en partie à Bruxelles ce jeudi.

Sur scène, quelques triangles lumineux, bien sûr, et leurs traditionnelles loupiottes de spéléologues sur les oreilles, le tandem fait trembler d'emblée. La rondeur du son en impose, le décor est tout de suite planté et, déjà, ça danse dans les allées. Deep house, drum, bass, techno, électro, ambient, acid music, bien des fleurs en plastique poussent dans le jardin des deux frangins. La relecture contemporaine de leur batterie de sons vintage peut même parfois mener aux prémisses d'un certain dubstep. Le classique "Belfast" fait toujours son petit effet, désormais toute la salle opine du chef en cadence. Juste après un final kitschissime, Orbital nous balance au niveau des genoux un rappel chargé à la chevrotine et salue dans la cohue après plus d'1h30 de show. S'en suit un tollé populaire d'au moins dix minutes jamais vu en ces lieux à l'extinction des feux. Après l'heure, c'est plus l'heure, comme on dit à l'AB. Mais l'essentiel était signé.

Nicolas Capart

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