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16/04/2012

Vers les lueurs, album lumineux

dominique-a_165.jpgDominique A a pris le large, respiré l’air pur, caressé des arbres et retrouvé le meilleur de sa musique. Installé depuis des années à Bruxelles – où il a d’ailleurs enregistré et mixé son nouvel album – Dominique A a, ces derniers mois, pris un peu le large pour renouer avec ses origines. “ Vivant strictement et uniquement à Bruxelles, je ne me sentais pas très, très bien depuis des années. J’étais un peu enfermé, dans une situation un peu entre deux. Et là, bizarrement, en étant vraiment entre les deux pays, je me sens beaucoup mieux. C’est un luxe, j’en ai bien conscience… Il y a des choses que j’aime vraiment à Bruxelles et qui m’apparaissent aujourd’hui clairement, du fait de ne plus me sentir obligé d’y vivre tout le temps. Parallèlement, il y a des paysages, des ambiances que j’aime dans l’Ouest de la France, près de Nantes. J’avais envie de reprendre un peu mes marques là-bas… ”


C’est d’ailleurs un peu ce que raconte cet album. On sent un besoin d’air…

 

“Oui. J’ai l’impression que mes disques racontent toujours l’histoire de gens qui cherchent leur place, un endroit, une forme de sérénité. Un environnement mental et un environnement tout court. C’est récurrent dans mon travail.”

 

N’empêche qu’en ouvrant l’album sur un titre qui démarre par Oublie la ville, oublie la vitesse, on comprend le message !

 

“C’est clair. Ça peut même paraître caricatural dans le propos, mais je l’assume. C’est le fond de ma pensée… Ces deux dernières années, je suis revenu beaucoup, en été, sur mes lieux d’enfance, dans une maison familiale. Quand la chanson à laquelle vous faites référence, Contre un arbre, est née, j’étais quasiment… contre l’arbre. J’ai eu envie d’un rapport très direct au texte, d’être moins dans la métaphore. Effectivement, donc, il y a un petit côté déclaration d’intention.”

 

Quand vous chantez Le monde était si beau, et nous l’avons gâché, vous vous fichez d’avoir l’air un peu naïf ?

 

“Souvent, ce que je fais est présenté de manière très cérébrale alors que dans tous mes disques il y a eu des chansons naïves. Prenez Le courage des oiseaux, le refrain est très naïf. Idem pour Les éoliennes. J’ai toujours été dans un rapport assez simple avec le propos, beaucoup plus que ce qu’on a voulu dire. Là, les gens le remarquent plus parce que ça touche à quelque chose qui est plus global, plus général et qui semble plus revendicatif. Les chansons d’amour les plus connues sont souvent d’une grande naïveté… Je ne dis pas que je n’ai pas quelques exigences d’écriture, mais parallèlement, j’aime chanter des choses qui sont assez directes, assez frontales.”

 

Interview > Isabelle Monnart

Dominique A, Vers les lueurs, Pias

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