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29/05/2012

Trois heures avec le Boss

bruce.jpgBruce Springsteen s’est montré super-généreux dimanche à Cologne. À côté de quinquas et quadras essayant de rivaliser d’originalité pour porter un tee-shirt du Boss (certains auraient dû s’abstenir de porter un polo certes vintage mais devenu court et serré), Bruce Springsteen lui-même avait des airs d’ado dans un stade de Cologne plein dimanche soir pour accueillir une des étapes du Wreckin Ball Tour, du nom de son nouvel album.


Le Rhein-Energie Stadion était, en tout cas, béat d’admiration devant la prestation de celui qui ne paraît pas ses 62 ans. Avec un concert de 3 h 15 (29 chansons), l’Américain appuyé de son célèbre et talentueux E-Street Band lançait le ton avec un No Surrender qui venait à propos. Un démarrage en force, soutenu par 50.000 choristes, et un backing band dont quasiment chaque musicien se relaiera à ses côtés, frontstage, pour avoir son petit moment dans les sunlights.

 

Avec Two Hearts, puis We Take Care of Your Own (un des sept morceaux du dernier album joué dimanche soir), le Boss ne baisse pas la cadence, ce qu’il ne fera quasiment pas en près de 200 minutes, même si ceux qui ne sont pas des fans absolus auront peut-être remarqué quelques petites longueurs alors que Bruce himself se cherchait vocalement un second souffle durant la dernière heure. Il faut dire que son final avait de quoi faire pâlir bon nombre de jeunes formations.

 

Ayant l’habitude de piocher durant une tournée parmi 180 titres sélectionnés dans son immense répertoire, Bruce Springsteen se permet d’être pointu. Mais il sera toujours soutenu, lui qui aime toujours se frotter à ses premiers rangs et à faire marrer son public comme quand il posera une perruque rousse sur la tête de son pianiste chauve ou qu’il convoquera trois Patti (Scialfa, sa femme, ne l’accompagnant pas sur cette tournée). Avec The Ties That Bind, Death to My Hometown, My City of Ruins, l’envoûté Spirit in the Night, The E Street Shuffle, Jack of All Trades, Atlantic City, Darlington County et son intro stonienne (Honky Tonk Women), l’Américain pèchera parfois par ses prêches (en allemand, mais ce n’est pas sûr que son public ait tout capté) avant d’en redonner pour leur argent (80 euros, minimum, la place). Comme quand il fera monter un gamin (un fils de quelqu’un de son crew ?) après les beaux She’s The One, Working on the Highway et Shackled and Drawn Read sur Waitin’on a Sunny Day. Mais l’émotion deviendra encore plus palpable sur The River (elle ne manquera pas non plus avec l’hommage à Clarence Clermons, décédé, alors que son neveu a rejoint l’E-Street Band). Un superbe digestif avant un final (il jouera encore The Rising, Radio Nowhere, We Are Alive et Land of Hope and Dreams) et une fausse sortie qui convaincra tout le monde.

 

Born in the USA et Born to Run (dans un stade éclairé comme lors d’un match de Bundesliga), enchaînés, que rêver de mieux ? Qu’il s’arrête peut-être là ? C’eût été manquer Hungry Heart, Seven nights to rock et, surtout, Dancing in the Dark. American Land et Tenth Avenue Freeze Out finissaient une séance que le Boss aurait pu clôturer un rien plus tôt. Mais quand on tient une forme pareille…

 

Bruce Springsteen, et Cie, était hier au néerlandais Pinkpop. Malheureusement, sa tournée ne passera pas par la Belgique.

 

B. Vt

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