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30/05/2012

L'imaginaire sauvage de 1060

groupe-1060.jpgLe duo 1060 (prononcez ten sixty) se veut porte-parole de Saint-Gilles en particulier et de Bruxelles en général. Quand l'imaginaire et la curiosité de Joy rencontrent le savoir-faire et l'ingéniosité de Renoar, ça donne un joli mélange de style made in 1060. Autodidacte, Joy s'inspire de l'univers riche de Renoar et découvre un monde de possibles. 1060 s'articule autour de sa voix et Renoar canalise ses idées, ses mélodies, sa voix. Les deux sont complémentaires et font de 1060 un duo pas comme les autres.

 

Quel est votre rapport à Saint-Gilles ?

Joy : Quand le groupe est né il y a quatre ans on venait tous des quatre coins du monde. Renoar vient du Kosovo, il y avait un guitariste burundai, moi je suis flamande. Saint-Gilles nous réunissait. C'est là qu'on répétait.
Renoar :Tout le côté créatif se passe à St-Gilles.
Joy : C'est là qu'on boit des verres aussi ! Au Moeder Lambic ou Place Van Meenen.

Comment deux univers aussi différents que les vôtres peuvent se rencontrer ?

Renoar : On s'est rencontrés au studio. Je suis producteur donc j'écoute pas mal de chanteurs et chanteuses. Un ami commun nous a présentés. Joy s'est mis devant le micro et on s'est mis très vite à improviser.
Joy : Je me suis fort approché de l'univers de Renoar, j'ai beaucoup écouté ce qu'il aimait écouter, ce qu'il faisait pour pouvoir avoir un vocabulaire commun. On se complète très bien dans les tâches. Je viens avec des chansons et lui s'occupe plus des arrangements, de la technique.
Renoar : Nous sommes complémentaires.

L'album s'appelle Wild Geese, comme le pub irlandais de Maelbeek...

Joy : Je me baladais souvent dans le coin avec des copines après l'école. Surtout que notre prof d'anglais nous avait conseillé d'aller pratiquer notre anglais dans des pubs irlandais. Du coup, le Wild Geese, c'était un lieu de passage obligé. J'ai toujours cru que ça voulait dire « oie sauvage » et il y a peu de temps, j'ai découvert que c'est une expression pour parler des Irlandais intellectuels qui se sont enfuis d'Irlande pendant la récession.

Vous avez choisi de faire vous-même vos clips ?

Joy : J'ai commencé avec Badu Badu, j'ai fait ça avec vraiment très peu de moyens. Après pour Happiness, je voulais le refaire mais de meilleure qualité. J'ai demandé à des amis de m'envoyer des images de moments de bonheur. Finalement ça a bien tourné, j'ai reçu des vidéos d'amis d'amis, du Canada, de France, de Haïti, d'Espagne.

 

Maïlys Charlier

1060, Wild Geese, Green L.F.ant
www.1060.eu

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