Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

11/06/2012

Yannick Noah dans les pas de Marley

noah.jpgLe chanteur en rêvait, il l’a fait : dans son album Hommage, il reprend le grand Bob. “Je me sentais habité.” Voilà les premiers mots qui viennent à Yannick Noah quand il s’agit de parler de l’enregistrement de son dernier album, Hommage, qui, comme son titre l’indique, entend bien dire tout le respect de l’artiste à son illustre aîné. “ Quand, en studio, on appuie sur record et que tu chantes une chanson de Bob Marley, c’est très fort, très impressionnant.”


Des reprises que le chanteur n’a toutefois pas cherché à copier sur les versions originales, bien conscient que le timbre de voix et le phrasé du Jamaïquain ne seraient jamais les siens. “ Ce que j’avais envie d’exprimer, c’étaient les textes, mais d’une manière douce. D’une manière légère. Lui a été le combattant, lui a ouvert la porte et nous, on est arrivés après. Et on raconte ça, aujourd’hui, à nos enfants. J’essaie d’être cette voix-là, en tout cas…”

 

Parmi les titres auxquels Yannick Noah s’attaque, il y a les incontournables Redemption Song, Jamming, Buffalo Soldier ou I shot the sheriff, évidemment . Mais il y en a d’autres (onze au total), moins connues, mais que la personnalité préférée des Français adore et aimerait partager. “Je voulais qu’on entende des souffles, qu’on sente une proximité. Je ne voulais presque pas forcément chanter, je voulais raconter des chansons. ”

 

Alors, pour que son public le comprenne bien, il n’a pas hésité à triturer certains morceaux, notamment en en ralentissant le rythme. “Il y a même des titres qu’on a carrément faits dans une ambiance bayous ”, explique-t-il. “ C’est le cas de Buffalo Soldier, par exemple .”

 

Pour travailler en paix, Noah a choisi de s’entourer un minimum. Lui et un musicien. Point barre. “ Je ne voulais pas du monde, je voulais qu’on éteigne les lumières, qu’il y ait le son et que je rentre à l’intérieur… ”

 

Pourtant, il l’avouait mardi soir sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, il ne pensait pas avoir sa place d’interprète de ces classiques. “ Parce que, quand je chante Bob Marley, on a trop tendance à vouloir copier. Là, c’est quelque chose qui me ressemble plus… Pourtant, en 1982, quand je me suis fait pousser des dreadlocks, c’était parce que j’étais dingue de ce mec. Il y a une génération de personnes, dont je fais partie, qui a été stimulée par lui, même au-delà de la musique. Il nous a stimulés. C’était une superstar, accessible, son univers était nouveau, c’était un métis…”

 

I. M.

09:13 Publié dans Sorties CD | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.