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26/06/2012

Du rock pour la reine du hip-hop

MARY-J-BLIGE.jpgMary J. Blige campe la tenancière d’une boîte de strip-tease dans Rock forever, actuellement en salle. Cinquante millions d’albums et quinze millions de singles vendus. Un surnom on ne peut plus clair de Reine du hip-hop soul. Neuf Grammy Awards, quatre American Music Awards, 8 disques de multi-platine (plus d’un million de ventes de CD et de singles rien qu’aux USA). Plus de disques d’or que les murs de son immense villa ne pourraient en recevoir et une neuvième place dans le classement des 100 plus grandes chanteuses de tous les temps établi par le magazine Rolling Stones. Les chiffres donnent le tournis. Et en disent long sur la mégastar de la musique qu’est Mary J. Blige.


Haute en couleur (t-shirt jaune, veste rouge, grosses lunettes noires en forme de papillons et cheveux blonds bouclés à la Farrah Fawcett), elle n’affiche pourtant jamais un comportement de diva. Que du contraire même : souriante, disponible, elle cherche manifestement à savoir ce que pensent ses interlocuteurs. Et pour cause : après des expériences cinématographiques peu couronnées de succès, elle incarne la tenancière d’une boîte de strip-tease dans Rock forever, la comédie musicale sortie mercredi en salle.

 

“Je me suis rendue dans des clubs pour préparer le rôle. Pour y parler aux femmes et comprendre pourquoi elles font ça. Généralement, les tenancières comme celle que j’incarne sont juste devant la scène. Pour prendre soin des filles. Mais les propriétaires sont souvent des hommes.”

 

Vous ne vous y êtes pas sentie mal à l’aise ?

 

“Mon mari a adoré mes recherches sur le terrain, dans les boîtes de strip-tease (rire). Ce qui m’a le plus surprise, c’est de constater le nombre de fans qui fréquentent ce type d’endroit (rire). Mais comme j’étais bien entourée, tout s’est bien passé. Avec les filles, c’était aussi étonnant : elles voulaient des autographes, me prendre dans leurs bras… alors qu’elles étaient nues, évidemment. Je ne m’y attendais pas. Mais en fait, elles réagissent comme n’importe quelle autre femme.”

 

Vous aimez ce rôle de mentor ?

 

“Comme j’étais une adolescente assez rebelle, j’ai été aidée par deux personnes en particulier, qui croyaient en moi. Elles me disaient que j’étais belle, intelligente, que j’allais y arriver, et c’est grâce à elles que j’ai acquis l’indispensable confiance en moi. C’est la clef de tout. J’essaie de faire un peu la même chose quand l’occasion se présente.”

 

Comment s’est passée votre immersion dans le monde du rock ?

 

“Je n’étais pas très branchée Poison et les groupes de métal. Bruce Springsteen, U2, Aerosmith, ce n’était pas vraiment ce qu’on écoutait à la maison. Mais quand j’ai dû apprendre les paroles des chansons, j’ai été surprise de constater que je les connaissais. Ce sont des classiques.”

 

Comment l’expliquez-vous ?

 

“MTV était la seule chaîne musicale à l’époque. Donc, c’était impossible d’échapper à la pop et au rock entre les morceaux de r’n’b et de soul.”

 

Quel regard jetez-vous sur le hip-hop actuel ?

 

“Tout le monde suit sa propre voie. Je n’ai pas à juger. Moi-même, j’ai commis énormément d’erreurs dont je ne veux même pas parler ! Le seul conseil que je peux donner, c’est de persévérer dans sa voie. Des erreurs, il y en aura, mais il ne faut pas écouter ce qu’on dit, il faut croire en soi et aller au bout de ce qu’on estime être sa trajectoire.”

 

Interview > P.L.

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