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29/06/2012

TW Classic : Sting maître de cérémonie

sting.jpgLenny Kravitz passait en fin de soirée, les Kreuners avant l’Englishman in Werchter. Hier, sur le coup de 19h10, on a pu davantage se rendre compte du gouffre linguistique qui s’est creusé ces trente dernières années. Après avoir assisté au rap en flamand de t’Hof Van Commerce, avoir apprécié les revenants Scabs (ils ont l’avantage de chanter en anglais et d’avoir donc eu une aura plus grande du côté francophone), on a essayé de tenir le coup avec les Kreuners.


Vainqueurs du premier Rock Humoen… 1978, Walter Grottaers et ses potes ont pris un coup de vieux mais la plaine a repris en chœur Gezellig ou Ik Will Je (single vendu à… un million de copies !) même si le groupe n’a plus rien fait d’original depuis des années. Mais peut-être parce qu’il a annoncé sa retraite cette année-ci.

Sting, bien sûr, surmonte ces clivages et cette ignorance (on aurait pu connaître autrement que de nom De Kreuners s’ils avaient été tournés sur les ondes francophones). Et a fait l’unanimité hier soir avant que ne se produise Lenny Kravitz.

L’ex-chanteur de The Police n’a du reste pas oublié son ancien groupe. Avec, notamment, Message in a Bottle ou Every Breathe You Take , Sting n’a pas fait celui qui ignore d’où vient une grande partie de son aura et a régalé son public malgré quelque temps morts en milieu de set.

Toujours alerte à soixante ans, l’Anglais est entré sur scène avec This Time , basse à la main, torse bombé dans un t-shirt blanc. Entouré d’un violoniste (l’omniprésent Peter Tickell), d’un claviériste (David Sancious), d’un batteur (Vinnie Colaiuta), d’un guitariste (le fidèle Dominic Miller) et d’une choriste (la chanteuse Jo Lawry), Sting ne s’est pas montré spécialement communicatif, haranguant qu’à une seule reprise son public pour lancer Heavy Cloud No Rain à la valeur météorologique reconnue.

Englishman in New York ou Demolition Man seront d’excellents préludes à unFields Of Gold qui fera s’enlacer le regard éperdu d’amour plus d’un couple ayant laissé ses ados vaquer à leurs occupations sous d’autres cieux.

Shape of My Heart et le très apprécié et dansant Desert Rose seront d’autres excellents moments de la soirée.

Lenny Kravitz pouvait alors monter sur scène avec Come On Get It et Always On the Run , histoire de donner un tour un peu plus musclé à la soirée même si Sting, sans grands effets de manche et sans course effrénée est capable de faire se dandiner son public.



Basile Vellut

10:34 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0)

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