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30/06/2012

Couleur Café aime les filles...

couleur.gifLe festival bruxellois entame ce vendredi sa 23ème édition. En dépit d'astres pas toujours favorables au-dessus de notre plat pays au climat tempéré, le coup d'envoi de Couleur Café et souvent synonyme du début de l'été. Dans la foulée des fêtes de la musique, les notes y sont une fois de plus célébrées, en mode soleil et tropicalité. On y retrouve donc avec plaisir non feint la poussière de Tour&Taxis, on y arpente la rue des saveurs le ventre qui gargouille, tous les sens en éveil, ou l'on s'y enivre (avec ou sans modération) de caïpirinha accoudé aux zincs respectifs de Papa et Mama Foufou (c'est selon)


À l'heure d'ouvrir sa 23ème édition, le festival cultive toujours sa différence. Différent par sa situation d'abord, au cœur de notre capitale, sur un site qui lui sied à ravir et qu'il espère pouvoir garder. Différent en raison du public qu'il brasse, familial et multiculturel, de moins de 7 à plus de 77 ans (même Tintin fait moins bien). Différent enfin pour les musiques qu'on y prodiguera cette année encore, des rythmes métissés au rimes rappées, des refrains pop aux mélodies électroniques, des gimmicks rock épicés aux ambiances ragga survoltées, de la chanson française aux grands hymnes reggae. Une programmation 2012 où la gent féminine sera des plus représentées.


Girl Power!


En '64, Gainsbourg en aimait la couleur café. En '67, Dutronc avouait les aimer toutes, de celles de chez Castel à celle qu'on voit dans Elle. En 2012, tout au long de cette édition, les dames seront très présentes coté programmation. Outre le passage de Beverly Jo Scott et de Sarah Carlier samedi, et les visites très attendues d'Ayo et du duo français Brigitte ce dimanche, Couleur Café ouvrira les festivités en mode féminin avec pas moins de cinq demoiselles en haut de l'affiche de cette première journée. Cela commencera dès 17h15 sur l'estrade de la Move, où la jeune Sarah Ferri ouvrira le bal des talents belges « Wanted ». Un tremplin de plus pour l'Italienne gantoise dont le joli grain de voix navigue sur des airs jazzy/bossa nova et dont le premier opus, "Ferritales", lui vaudra un AB Club complet le 20 avril dernier.

À 19h45, c'est la chanteuse franco-comorienne Imany (espoir en Swahili, NdlR.) qui tâchera de vous séduire, armée de sa voix rauque et de son répertoire fait de soul, de folk et de blues. Ensuite, deux demoiselles aux caractères bien trempés se succèderont sur les planches de la grande scène Titan. Jessie J (photo ci-contre) d'abord, bombinette britannique qu'on ne présente plus outre-Manche, qui inondera la plaine de ses compositions pop teintées de r'n'b et de son timbre unique dès 22h (page 4). L'intrigante Erykah Badu ensuite, qui offrira une charmante conclusion en distillant les perles nu-soul de son répertoire abyssal peu avant minuit (page 5).

Mais, privilège de l'âge oblige, la plus grande de ces dames n'est autre que l'aînée Sharon Jones (notre photo). Même si, en dépit de son immense talent, l'Américaine fut révélée sur le tard, à l'instar de Lee Fields dans le même registre. Toujours accompagnée de ses géniaux Dap-kings (rois de la "sappe" et musiciens cinq étoiles de l'écurie légendaire Daptone Records, avec lesquels Amy Winehouse enregistra le désormais célèbre "Back to Black", Ndlr.), la diva d'Augusta, Georgie est celle dont il ne faudra pas manquer la prestation ce vendredi. Chantre soul, reine du funk, "James Brown au féminin", qu'importe les appellations, une chose est sûre: sur scène, Sharon Jones explose et la formule est imparable.

Nicolas Capart

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