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01/07/2012

Une journée classée sous xx

x.jpgSimple Minds, Kasabian, Alabama Shakes et The xx pour la troisième journée. Avec Pearl Jam, dEUS, Jack White, Lana Del Rey ou Gossip, la deuxième journée de Rock Werchter (celle de vendredi donc) avait plus que de l’allure. Davantage peut-être que celle d’hier qui, comme tête d’affiche, présentait Editors qui passait juste après The xx.


Avec un premier album sorti en 2009, bricolé, mélodique, intimiste, mélancolique mais unanimement apprécié, les Londoniens devaient appréhender une main stage qui semblait inadéquate non pas pour leurs épaules mais plus probablement pour leur son. Le trio londonien a pourtant assuré. Bien sûr, le public n’a pas exulté, ne s’est pas tapé sur les cuisses mais a écouté assez religieusement. Exercice d’autant plus délicat que le groupe sort Coexist, son deuxième album, qu’en septembre et qu’il n’a pas vraiment pour habitude de meubler pour passer le temps. En interprétant 18 morceaux, The xx a donc joué quelques plages jusqu’alors inconnues. On annonçait ce deuxième effort plus dance. Peut-être mais il reste atmosphérique et intimiste. À écouter, chez soi, absolument…


Avant eux, Alabama Shakes a secoué la Pyramid Marquee. Brittany Howard vient d’Athens (Alabama) comme R.E.M. mais son groupe envoie un blues rock de derrière les fagots. Avec une voix puissante, de la soul dans son ton, la miss est en train de convaincre tout le monde avec comme premiers fans Adele, Bon Iver ou Alex Turner (Arctic Monkeys). Bon, elle n’a pas tout à fait le physique de Lana Del Rey mais celle qui se veut aussi actrice a un sens aigu de la gratte et sait faire se bouger une salle. Et si on vous dit que Jack White est aussi sous le charme…

On ne sait pas ce que le gars des White Stripes pense des Blackbox Revelation (si seulement il en a entendu parler) mais les gars de Dilbeek savent envoyer le bois. À deux, bien sûr, sur le podium principal, ils ont chauffé un public qui le connaît désormais par cœur puisque les Belges enchaînent les salles sold out depuis plusieurs mois dans le pays. Mais avec des titres comme I Think I Like You, le duo arrive à asseoir une partie de la plaine. Pour mieux le faire sauter. Et pas seulement de joie…

Kasabian, lui, connaît The Blackbox Revelation, Tom Meighan affirmant même son amour au groupe pendant Clubfoot (Jan Paternoster, dans le pit a dû apprécier). Les Anglais ne se sont pas contentés de quelques déclarations d’amour. Du reste, ce n’est pas trop leur style eux qui ont bien balancé leurs camarades il n’y a pas si longtemps. Avec un show bourré de tubes (Days Are Forgotten, Velociraptor, Underdog, Where did all the Love Go, Re-Wired, LSF, Switchblade Smile, Vlad et Fire), les Brittons ont de quoi voir venir.

La bonne surprise est venue de The Barn où un groupe se produisait 26 ans après sa dernière apparition au même festival. À l’époque, Simple Minds tirait la bourre à U2 et à The Cure avant de méchamment rentrer dans le rang. Mais Jim Kerr et ses acolytes ont pu mesurer à quel point ils n’avaient pas été oubliés. Si la tente jaune et bleue avait pris un petit coup de vieux niveau public, les jambes de celui-ci n’étaient pas vraiment arthritiques tant les Ecossais sont parvenus à faire danser, sauter les gens présents. Et pas seulement sur Alive and Kicking (joué en rappel) ou sur un Don’t You dont le gimmick a longtemps résonné alors que Jim Kerr et Cie ne bougeaient plus, respectueux. Non The American, Someone Somewhere in Summertime, par exemple, n’ont fait que maintenir le ton. Un bel hommage.

Basile Vellut

14:45 Publié dans Werchter | Lien permanent | Commentaires (0)

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