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05/07/2012

Les Ardentes se chauffent

ar.jpgLes 5.000 campeurs ont dû maudire les dieux, sur le coup de 17h, quand les cieux se sont déchaînés. Maverick Sabre n’a pas dû être plus complaisant car c’est quasiment à ce moment précis qu’une belle drache – il doit connaître le mot désormais – s’est acharnée sur les Ardentes. Pas de bol pour le festival qui s’en est toutefois vite relevé, les stigmates de cette belle ondée ne se faisant pas trop ressentir alors que lors d’autres éditions ils étaient plus difficiles à effacer.


Avec des pass quatre jours écoulés depuis longtemps, il ne restait que les tickets à la journée à vendre. Et hier, avec une capacité de 18.000 personnes 16.000 voire 17.000 avaient dû trouver acquéreurs. Aujourd’hui, samedi et dimanche, la recette est identique avec des billets d’entrée qui cherchent encore preneurs. Dans les mêmes proportions relativement congrues.

Pour cette septième édition, c’est Here We Go Macic qui avait la tâche d’ouvrir vers 13h20. Avec seulement deux scènes – les deux autres seront ouvertes dès demain – la première journée se voulait light en terme de nombre de groupes, mais pas au niveau de la qualité. Avec les Ting Tings à 20h, Patti Smith dans la foulée, White Lies, Dionysos et Morrissey ensuite, le festival liégeois et ses magnifiques têtes d’affiche asseyait sa notoriété.

Pour patienter, Birdpen, Sallie Ford&The Sound Outside ou Shearwater faisaient ce qu’ils pouvaient mais, notamment, un son difficile n’aidait pas le groupe indie américain.

Soko, elle, ne s’est guère montrée convaincante. La Française, avec son épuréI’Kill Here, était bien sû attendue au tournant dans une salle d’une certaine ampleur. Si la résidente de Los Angeles a pu compter sur ses “voisines” de Warpaint pour quelque peu faire monter la sauce, celle-ci n’est guère montée. Idem pour ses quatre copines qui la suivaient d’une bonne heure même si celles-ci en ont davantage sous la pédale.

Edward Sharpe&The Magnetic Zeros (notre photo), lui, a directement commencé au milieu de la foule sous le regard attendri de ses douze musiciens. Ex-I’m Robot reconverti en hippie après une vision-révélation, a fait son effort pour animer l’après-midi de la première journée.

Les Ting Tings, en déroulant quasiment le début de leur dernier album avec Hit Me Down, Sonny, Hang It Up, Give It Back ou Guggenheim, ranimaient la plaine. Katie White et Jules De Martino, dans un show désormais rôdé – un petit passage répété de la chanteuse pour s’excuser de son “français merdique” –, s’y connaissent pour balancer un gros son même s’ils ne sont que deux – parfois aidés d’un guitariste additionnel – sr scène. L’Anglaise s’est risquée un moment près des barrières Nadar la séparant, outre la fosse, du public mais, farouche, elle a vite fait marche arrière. Le public, lui, n’a qu’enclenché la marche avant, le duo passant au mix des tubes quelques-uns des morceaux ayant assis leur notoriété.

Quelques centaines de mètres plus loin, Patti Smith commençait avec sa reprise de Dancing BarefootShe, c’est elle, la parraine du punk. Le “dinosaure du punk”, comme elle s’appelle dans un grand éclat de rire. À 65 ans, huit ans après la sortie de son dernier album, elle sort l’excellent Banga. Pas de quoi casser du bois sur scène, mais délectable en CD.

Basile Vellut

22:50 Publié dans Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0)

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