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30/06/2012

La Chiva Gantiva, fiesta colombiana!

chiva.JPGIls étaient sur le podium "Wanted" de Couleur Café il y a deux ans. Ce samedi, La Chiva Gantiva foulait les planches de la Phoenix. Nous avons donc rencontré Rafaël Espinel, leader du groupe La Chiva Gantiva, quelques heures avant la prestation des siens à Couleur Café.


Que de chemin parcouru par la Chiva Gantiva depuis 2010. Aujourd'hui, le groupe est très demandé et sillonnent les routes à l'envi...

Rafael Espinel: Le groupe commencera en effet l'été avec Couleur Café, où nous faisions partie des artistes "Wanted" à l'été 2010. Après cela, nous partirons pour le Canada, où nous attendent six dates, notamment dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal et du SunFest. On jouera pas mal de concerts en France, on passera aussi deux fois par Barcelone cette année. De retour en Belgique, La Chiva ira se produire à Gand lors du Polé Polé d'abord, à Floreffe pour Esperanzah, puis, à la rentrée de septembre, du côté de l'abbaye de Villers-la-Ville à l'occasion du festival Un Soir Autour du Monde. Entre-temps, nous aurons également la chance d'être programmé à Londres, à l'occasion des Jeux Olympiques, le 22 juillet dès 20h30 à Trafalgar Square, sur le podium européen River of Music. Pas mal d'autres choses s'annoncent encore, comme une date importante à l'Ancienne Belgique en octobre. Pourquoi pas retourner se balader en Colombie, après... Et un second album à l'horizon lointain.

Et votre bonnet flamand rose, devenu emblème du groupe, vous suivra partout en tournée?
R.E.: C'est déjà le cas depuis 2010. C'est un ami flamand qui me l'a offert. Je le trouvais beau donc j'ai accepté de le porter. J'aimais bien ce bonnet flamand rose car il me permettait de faire du headbanging comme lorque l'on a les cheveux longs, et le fan de métal en moi adorait ça. Je l'ai appelé Dirk. Depuis, il nous suit. On en a même reproduit et vendu au merchandising. Mais, il n'y en a déjà plus. On tentera d'en refaire.

Quel fut votre parcours musical? Et comment est née La Chiva Gantiva?
R.E.: Quand j'étais tout petit, à Cali en Colombie, mes parents faisaient de la musique pour se divertir, et m'y ont initié. Mon père jouait de la guitare quand ma mère dansait, tous les deux chantaient aussi. Rapidement, je me suis intéressé au rock et suis peu à peu devenu fan de métal. J'écoutais des groupes colombiens mais surtout des formations scandinaves, de Suède, de Finlande... J'ai même lancé un groupe du genre avec deux potes – Aquelarre – quand j'avais quatorze ans. Puis, en grandissant, chacun fais son schéma. J'ai découvert le noise entre autres choses. Je suis parti faire mes études à Bogota, où j'ai appris à apprécier le funk. Ensuite, j'ai voyagé en France et vécu à Montpellier, où je faisais partie d'un groupe de batucadas, une musique traditionnelle brésilienne riche en percussions.

Finalement, j'ai atterri en Belgique, pays de la bande-dessinée qui me passionnait, pour y faire les beaux-arts. J'y vivais en collocation avec plusieurs personnes qui allaient devenir mes collègues au sein de La Chiva Gantiva. On organisait des soirées où l'on jouait de la musique colombienne dans notre cave. Il y avait de plus en plus de monde. C'est ainsi que tout a commencé. L'équipe s'est affinée, aujourd'hui nous sommes sept sur scène. Enfin, il y eut Esperanzah en 2009. On a rencontré le producteur Richard Blair, qui avait notamment travaillé avec Peter Gabriel, et on a décidé de bosser ensemble. Ne restait plus à Crammed Discs de surgir comme un ninja en nous proposant un contrat...

Depuis vendredi déjà, tu sillonnes la plaine de Tour&Taxis comme tous les autres festivaliers. Qu'as-tu été voir hier, et qui iras-tu écouter demain et ce samedi?
R.E.: J'ai été applaudir Sharon Jones, car je tenais vraiment à discuter avec son producteur Bosco Man (co-fondateur du légendaire label Daptone Records, NdlR.). Une rencontre professionnelle donc. En dehors du concert, je travaille chaque jour à Couleur Café (rires). J'ai très envie d'aller voir Gogol Bordello sur la grande scène dimanche. J'aimerais aussi ne pas manquer De La Soul ce samedi. Puis, j'ai quelques amis présents au festival, comme The Peas Project (demain) et Bomba Estereo (ce soir) dont j'irai sans doute apprécier les passages. Enfin, je voulais vraiment voir Le Peuple de l'Herbe, mais La Chiva sera encore sur scène quand débutera leur show... On verra bien.

Nicolas Capart

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