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12/07/2012

“L’industrie du disque vous force à grandir vite”

cheryl.jpgCheryl (ex-Cole), la lolita pop anglaise, nous a accordé une interview exclusive à l’occasion de la sortie de son nouvel album

Elle nous attend dans son immense suite londonienne, entourée de sa horde d’attachés de presse. Délicatement installée sur le rebord d’un canapé, Cheryl (ex-Cole) nous offre un contraste étonnant entre cette posture de délicate et timide jeune femme et son image sulfureuse sur papier glacé. Discrète, voulant éviter toute confidence inutile et trop personnelle, la chanteuse pop – mannequin à ses heures – n’en est que plus touchante.


Plus mignonne que bimbo, Cheryl ne serait-elle finalement pas davantage gênée par les retombées de sa notoriété (en Grande-Bretagne, seul David Beckham lui fait de l’ombre en nombre de covers de magazines…) qu’elle n’en apprécierait les bons côtés ? On la trouve charmante, dans sa petite robe noire visiblement confectionnée sur elle. Elle apprécie moyennement le compliment, et rougit. “Oh non, ça me met mal à l’aise quand on me dit ça.” Étrange. Et candide. Comme si elle n’assumait pas totalement le rôle de femme fatale qu’elle tient dans son dernier clip, Call My Name, extrait de son nouvel et 3e album, A Million Lights, dont elle nous parle en exclusivité, non sans une certaine fierté.

Vous semblez impatiente que sorte votre nouvel album…

“Oui, j’en suis même arrivée à un certain point de frustration. Ça fait un petit moment déjà que je prépare cet album. Certaines des chansons sont là depuis un an. Je voudrais juste que les gens puissent les avoir en leur possession.”

Avez-vous l’impression de devoir confirmer quelque chose avec ce troisième album ?

“C’est assez intéressant. C’est, pour moi, le travail le plus abouti que j’ai fait. Et même si cela ne devait pas être perçu comme tel, ce n’est pas grave, c’est celui-ci qui m’a rendu le plus heureuse. Pour moi, c’est ça le plus important. Même si ça compte aussi que l’album soit bien accueilli.”

Votre parcours ayant débuté au sein d’un girls band (les Girls Aloud), vous sentez devoir toujours prouver quelque chose ?

“Personne ne me met plus de pression que je ne m’en mets à moi-même. Statistiquement, le premier album solo d’un ancien membre d’un girls band ne fonctionne pas. Les gens vous catégorisent d’emblée. C’est effrayant. Les deux premiers albums ont donc été très intenses. Celui-ci, je le prends d’une façon plus relax…”

Pourquoi faites-vous figure d’exception à cette règle qui enterre les anciens membres d’un groupe pop ?

 

“Je n’en ai aucune idée ! Je crois que j’ai un réel amour pour ce que je fais en musique. J’adore être sur scène, faire le show. Je pense qu’il y avait pas mal de bonnes chansons sur mon premier album, dès le départ. Les gens ont pu se connecter.”

Vous écrivez certaines de vos chansons mais ne cherchez pas à ce que ça se sache. Vous ne voulez pas être reconnue en tant qu’auteur ?

 

“Non, parce que je connais des tonnes de gens très talentueux à l’écriture et que j’aime employer leurs chansons , les utiliser avec mon talent d’entertainer. Combiner les deux. Il y a des auteurs très doués qui détesteraient monter sur scène et interpréter leurs chansons. Elles seraient alors perdues.”

Ces deux dernières années, vous avez connu pas mal de hauts et de bas. Cela vous a-t-il changée ?

“J’ai grandi. Ça se voit à travers cet album. Dans cette industrie, vous êtes forcé de grandir vite. Les ados qui font ce métier doivent vite acquérir une mentalité d’adulte. C’est obligé vu le niveau de la pression et d’intensité du milieu. Je me sens comme une femme maintenant, c’est clair. Je vais avoir 29 ans (le 30 juin prochain, NdlR). Je suis une adulte.”

Interview > Ch.V.

Commentaires

Touché. Grands arguments. il faut Maintenir le bon esprit.

Écrit par : achat maxosize en france | 08/10/2014

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