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13/07/2012

Début de festival prometteur

dour.jpgLa 24e édition du festival de Dour accueillait quelques pointures hier. Roscoe l’avait déjà fait aux Ardentes, mais c’était le dimanche : ouvrir la journée. Hier, c’est dans La Petite Maison dans la Prairie que les Liégeois ont ouvert les hostilités, en même temps que Steak Number Eight au ClubCircuit Marquee. Une journée, ou plutôt une nuit, qui ne devait se finir, en tout cas au niveau prestations, qu’à 5h du matin (quatre scènes restent ouvertes jusqu’à l’aube).


Et ceci dans de meilleures conditions qu’espérées (le festival devrait-il s’allier aux parcs d’attractions pour demander à l’IRM d’être plus clémente) avec un site bien préservé par rapport aux chutes de pluie précédentes et celles tombées en début de soirée qui faisaient pourtant craindre le pire.

Quoi qu’il en soit, si la tête d’affiche du jour (du festival ?), Franz Ferdinand, n’était attendu qu’à 23h, la pléthore de groupes qui jouaient précédemment permettait à tout le monde de trouver son bonheur, l’éclectisme étant érigé en maxime sur la plaine de la machine à feu.

On retiendra certainement la prestation de La Ruda et de son chanteur au phrasé ultra rapide. Le groupe français s’est décidé à prendre un virage plus rock, mais ses instruments à vent laissent une belle part à la fête, façon Manu Chao.

Si Nick Waterhouse s’appuie également sur deux saxophonistes et une choriste, le jeune dandy californien revisite les fifties avec un rhythm’n’blues qui lui appartient. Un peu intemporel, mais sa patte a déjà séduit quelques maisons de disques, qui le verraient bien passer de l’autre côté du studio, soit à la production.

Une étape que ne vont pas franchir avant quelques années les gars de School is Cool, décidément omniprésents sur les différents festivals belges cette saison. Avec toujours la même efficacité pour ce groupe flamand qui ne cesse d’étonner.

Comme The Peas Project, cet improbable groupe mêlant les styles avec talent. Deux Blacks aux vocaux, une pléthore de musiciens avec des vestes de sécurité de gala pour balancer du funk-pop-hip-hop-drum’n’bass-etc. Le tout avec une petite touche d’humour.

The Blackbox Revelation est déjà une valeur sûre des deux côtés de la frontière linguistique. Les Dilbeekois cartonnent, cartachent, mettent le brin et puis les bouts sans état d’âme. Simple et efficace.

Montevideo, de son côté, était venu présenter Hello , plaque qui ne sort qu’en septembre. Soit une belle brochette de nouveaux morceaux qui ont reçu un bel accueil dans le Magic Soundsystem.

La Dance Hall, peu après, était survoltée dès l’apparition très scénarisée de Shaka Ponk. Les Français, très en vogue pour l’instant après avoir galéré quelques années, s’appuient sur des visuels puissants et bien foutus, un son rock limite metal. S’ils surjouent un peu, ils sont arrivés à mettre une grosse ambiance. Le festival de Dour, décidément, c’est bien parti.

Puisse simplement l’IRM faire quelques bévues...


Basile Vellut

18:56 Publié dans Dour, Festivals | Lien permanent | Commentaires (0)

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