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17/07/2012

Cette fois, à Spa, il va tout casser !

thomas.jpgÀ deux jours de son concert dans la ville d’eau, petite papote avec le joli Thomas. Quand d’autres regardent leur montre ou comptent sur leur attaché de presse-garde chiourmes pour ne pas donner une minute d’interview de trop, Thomas Dutronc, lui, nous accueille d’un Prenons notre temps. Je suis dans le train, et j’en ai pour plus de trois heures de trajet. On a le temps de bavarder à l’aise… ” Et là, d’un coup, on ajoute à une liste déjà longue une nouvelle bonne raison de l’aimer, ce garçon. Il y avait déjà, évidemment, son amour et sa maîtrise de la musique, son humour, sa folie, sa gentillesse, sa beauté (ben oui, on ne va pas se mentir !), voilà qu’on y ajoute une disponibilité à toute épreuve (Si jamais ça coupe, rappelez-moi .” Non mais, on rêve !) et, on s’en rendra compte tout au long de notre petite papote, une désarmante sincérité. La preuve ? La voilà !


Quel souvenir gardez-vous de votre dernier passage aux Francofolies de Spa ?

“C’était le concert le plus raté de cet été-là. On n’a pas réussi à capter ce qu’il fallait. On essaie pourtant de se dépasser à chaque fois, mais là, je ne suis pas sorti de scène content de moi. Faut dire que je m’étais un peu fait piéger par les promotions, j’avais enchaîné pas mal d’interviews avant de monter sur scène. Je sais maintenant que je dois garder des forces ! Et là, cette année, on va tout casser.” (rires)

À ce propos, vous êtes toujours aussi content d’être sur la route avec vos potes ?

“Oui, mais de manière différente. Il n’y a plus la surprise, l’excitation qu’il pouvait y avoir sur la première tournée où je découvrais un peu tout. Là, c’est comme s’il y avait parfois des redites… On se régale autant, mais je suis complètement obsédé par le temps qui passe. Mine de rien, j’avais fait un an et demi de tournée et c’était quand même long.”

D’autant que se produire en festival, c’est encore très différent de ce que l’on peut faire dans une salle…

“Oui, c’est très physique ! On a une grosse tournée… Et là, avec les dates qui s’annoncent, je la sens, la pression des gros festivals. Je vais enchaîner les Francofolies de La Rochelle, Spa, puis les Vieilles Charrues et le Paléo Festival en Suisse. Je serai content quand ça sera derrière moi.”

Vous vous mettez la pression tout seul parce que vous voulez que tout soit parfait, aussi…

“Je suis un petit peu maniaque, c’est vrai. Et c’est d’ailleurs idiot parce que je me rends compte que les meilleurs concerts, ce sont ceux où on s’est lâchés.”

Votre équipe est toujours la même, depuis les premiers concerts ?

“Oui, globalement. C’est toujours la même bande de joyeux lurons. Même s’il y a des petits changements, parfois. Il y a deux guitaristes qui changent, de temps en temps. Et le violoniste qui a été remplacé, un temps, par une fille. Quand Pierre est revenu, on était déchaînés !”

La set list est la même, soir après soir ?

“Quasi. Il n’y a d’ailleurs pas énormément de différence avec les concerts qu’on a pu donner en salle, c’est l’énergie qui diffère. Il y a deux morceaux qui reviennent, aussi, en tournée : Les frites, indispensable. Et un instrumental, issu des Triplettes de Belleville, qu’on jouait déjà pendant la tournée précédente. En fait, on doit s’adapter parce qu’un coup, on joue une heure, un coup une heure et quart… Mais l’essentiel, c’est que les morceaux s’enchaînent bien.”

Il y en a que vous savez ne pas devoir jouer parce qu’ils ne collent pas à un festival ?

 

“Oui, une ballade comme Sésame, qui est sur le dernier album, n’a pas sa place, par exemple. Pourtant, c’est une chanson que j’aime vraiment beaucoup.”

 

Interview > Isabelle Monnart

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