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20/07/2012

En attendant le nouvel Eiffel

Rencontre avec le groupe, juste avant son concert au Parc de Sept Heures. Il faudra patienter encore jusqu’au 3 septembre pour découvrir ce que Romain Humeau et ses camarades ont imaginé comme colocataires de Place de mon cœur sur leur nouvel album. Pour autant, les membres du groupe ne jouent pas les mystérieux et c’est avec décontraction et une certaine nonchalance (bienvenue, du reste), qu’ils ont rencontré les journalistes, quelques heures à peine avant leur passage sur scène au Parc de Sept Heures.


En rang d’oignons, Estelle, Nicolas, Romain et Nicolas (encore) semblent s’amuser de ce têtes-à-têtes autour de bouteilles… d’eau pétillante durant lequel ils lèvent un coin de voile sur Foule monstre, le bébé à venir. “Ce nom d’album ne parle pas du rapport d’Eiffel à la foule”, explique Romain. “C’est plutôt le rapport ambigu entre une personne isolée face où à l’intérieur de la foule… J’avais vu l’interview d’un philosophe qui disait que la foule pouvait être monstrueuse alors que les individus qui la composent ne le sont pas. Il suffit de prendre l’idée des supporters de foot…” Un blanc. Romain sourit. “Comme ça, c’est dit”.

Basé sur un squelette qui sont les chansons, un album, selon Eiffel, peut être une œuvre d’art à part entière. Et de citer, comme souvent, les Beatles et leur fameux Sergent’s Pepper. “Refaire la même chose sur scène que sur un album, ça ne m’intéresse pas”, reprend Romain. “C’est essentiel de faire du studio et essentiel d’être sur scène. Pour moi, ce sont deux choses différentes.

Même si c’est sur scène, face au public, qu’ils mesurent réellement l’impact de titres qu’ils ont composé dans le silence et l’intimité. “C’est un plaisir énorme… Enfin, parfois”, rigole Estelle. “C’est aussi un très grand plaisir d’aller jusqu’au bout des idées, quand on n’est rien qu’entre nous. Inventer un endroit, y arriver, c’est magique.

Et Romain d’ajouter, avec une bonne dose de réserve : “Il faut veiller à ce que l’énergie n’aille pas que devant. Elle doit circuler dans le groupe, avant tout. Si on veut bien jouer pour le public, il faut déjà qu’on joue bien pour nous. Être sur scène et vouloir constamment choper le public, dire Aimez-moi, aimez-moi, c’est de la connerie, parce qu’on perd vachement d’énergie par rapport au groupe.

Juste avant Spa, Eiffel avait posé ses bagages à Montréal. “Où, pour le coup, personne nous connaît”, souligne Nicolas, le batteur. “On avait tout à y faire et c’était fabuleux. On a joué sur une grosse scène en extérieur, et le lendemain, dans un tout petit club. Ça fait douze ans qu’Eiffel existe et ça fait du bien de se retrouver dans des conditions comme ça.

Isabelle Monnart

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