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20/07/2008

La bataille a bien eu lieu

Vendredi soir, au Festival de Dour, les Ricains de Battles ont livré une prestation cinq étoiles

DOUR Tout le monde attendait la prestation de Battles sur la Red Frequency et le moins que l’on puisse écrire, c’est que personne n’a été déçu. Les quatre Ricains ont empoigné leur public pour ne plus le lâcher pendant toute la durée du set. Guitares torturées, batteur déjanté et bassiste virtuose, les New-Yorkais et leur math rock explosif ont été à la hauteur de leur réputation de groupe de scène. Parfois un peu difficile d’approche sur disque, leur prestation scénique a, comme d’habitude, convaincu les plus sceptiques.

Tous les morceaux choisis pour cette deuxième sortie dourienne n’ont pas laissé la moindre minute de répit à la très nombreuse assistance. Il y eut bien quelques moments un peu plus doux mais à chaque fois, cela se terminait en feu d’artifice. Et que dire de leur emblématique single Atlas qui fit bouger toute la plaine comme un seul homme ? Du grand art.

De l’autre côté du site, c’est un tout autre style qui attendait les festivaliers. Après une après-midi placée sous le signe du hardcore, c’est le hip-hop qui prenait possession des lieux avec Ice Cube et le Wu-Tang Clan. Le pape du Gangsta Rap faisait honneur à la réputation qui le précède avant chacune de ses sorties. Devant un public venu en masse pour assister au set d’un des membres fondateurs, avec Dr Dre et Eazy-E, du légendaire NWA (Nigga With Attitude), le Californien a tout déchiré. Avec son flow inimitable et ce son typiquement West Coast, il a réussi à faire bouger les milliers de festivaliers grâce à un set Old-School au cours duquel les amateurs de la première heure auront pu reconnaître des samples de groupes qui ont forgé l’histoire du rap comme Afrika Bambaataa ou du Grand Master Flash. Du très lourd, on vous avait prévenu : tant pis pour ceux qui ont manqué ça.

Ce n’était pas tout car les programmateurs du Dour Festival ne font jamais rien à moitié. Une heure plus tard, toujours sur la scène principale, le combo le plus sulfureux de la scène hip-hop new-yorkaise était attendu. Comme toutes les stars américaines, Method Man et sa bande de joyeux déjantés ont fait patienter le public une petite demi-heure de plus, avant de faire leur apparition pour un set en forme de best-of. Wu-tang Clan ain’t nuthin that fu ck with, Shame on a nigga, C.R.E.A.M, tous les morceaux emblématiques du groupe y sont passés pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.
Par contre pour les autres, cela frisait parfois la caricature.

Grégory Delreux

15:43 Publié dans Dour | Lien permanent | Commentaires (0)

Discothèque à ciel ouvert

Jeudi soir, le festival de Dour s'est transformé en gigantesque dance floor

DOUR Lors de la première journée du festival de Dour, les bonnes surprises ont été nombreuses. On retiendra la prestation époustouflante de Foals, ce groupe qui nous vient tout droit d'Oxford, de l'autre côté du Channel . Puissant, énergique et juste, le combo prouve une fois de plus que les british restent les maîtres de la pop.

En tout cas, le public de connaisseurs de Dour ne s'y est pas trompé en leur réservant l'accueil chaleureux qu'ils méritaient pour leur premier passage sur le site de la Machine à Feu.

Mais cette année, si les programmateurs ont fait la part belle au rock, ils n'ont pas oublié les amateurs d'électro. La preuve avec The Whitest Boy Alive dans la Eastpak. TWBA c'est le nouveau projet d'Erlend Oye, la voix du célèbre morceau de Röyksopp, Remind me. Avec son groupe formé de trois musiciens berlinois, le Norvégien a fait bouger tout le chapiteau. Des mélodies entraînantes, un soupçon de folk et une bonne humeur communicative, les TWBA ont visé juste et resteront comme la belle surprise de ce premier jour de festival.

À l'opposé, on oubliera (volontairement) de parler de Goldfrapp, un peu trop calme et doux pour coller à l'ambiance du festival et de The Teenagers. Les Frenchies n'ont pas été à la hauteur des attentes que l'on aurait pu placer en eux et c'est un doux euphémisme.

Heureusement, d'autres groupes ont relevé le niveau. On soulignera les sets de Birdy Nam Nam, les quatre turntablists français et de Modeselektor, deux Allemands complètement barrés qui ont distillé un mélange de sons pour le plus grand bonheur des spectateurs qui ont rapidement pris fait et cause pour eux.

Cette intro électro n'était que le début d'une (très) longue soirée au cours de laquelle la plaine du festival de Dour a été transformée en véritable discothèque à ciel ouvert. Il faut dire qu'avec Ellen Alien, Tiga, Alter Ego ou encore Birdy Harders VS Partyharders, il y avait du lourd.

Vendredi midi, les jambes étaient donc pesantes et on ne parlera pas des crânes douloureux... Pourtant un peu après 13 heures, Poulycroc abreuvait déjà le public de son cocktail surprenant à base de reprises déjantées et de rythmes entraînants qui vous font bouger les pieds sans le moindre effort. Le ton était donné.

Comme à Dour il y en a pour tous les goûts les amateurs de noise rock ont pu découvrir Future of The Left, un peu plus tard dans l'après-midi. Du bon son gallois avec Falco et Jack deux anciens de Mac Lusky et Kelson de Jarcrew. Brutal.

Grégory Delreux

15:42 Publié dans Dour | Lien permanent | Commentaires (0)