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12/05/2009

On pensait avoir tout vu, on avait tout faux

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Cali, Nu, a repoussé un peu plus loin encore les limites de l'abandon et du plaisir scénique

BRUXELLES Et pourtant si ! La preuve, dimanche soir au Cirque Royal - dans le cadre des Nuits Botanique - où il a montré que non seulement, se renouveler après tout ce temps était possible, mais aussi ludique, émouvant, bouleversant, surprenant.

Sur scène, l'essentiel : un pianiste et deux cuivres (qui jouent d'un peu de tout). Et la voix de Cali, qui revisite ses chansons. Mais avant, juste avant, celle de Jeanne Moreau qui lit une lettre envoyée par Paula Albouz au ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux. Une lettre qui dit la honte de vivre dans un pays qui a oublié ce que le mot bienvenue voulait dire.

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Charlie Winston, le show et le tiède

 

 

Le Hobo était pour la première fois en Belgique

BRUXELLES C'est un Chapiteau survolté qui attendait Charlie Winston ce dimanche soir, aux Nuits Bota.

Sous le coup de 22 h 15, le chanteur arrive seul sur scène avec sa guitare. La sauce prend directement et l'ambiance monte en seulement quelques minutes.

Pianiste, guitariste, human beat box, groove man, danseur... Charlie est un véritable showman et prend son pied sur scène.

Malheureusement, sur son album, intitulé Hobo, Charlie n'a pas que des bons morceaux et quand ça ne groove pas sur scène, le public s'ennuie.

Le chanteur anglais a vite tendance à laisser retomber la température en enchaînant avec des morceaux plus calmes et parfois insipides.

Charlie Winston est capable de remettre le feu au Bota en quelques secondes grâce à des titres tels que Kick the bucket ou encore In your hands.

Charlie jouera donc avec nos émotions pendant une heure et demi pour terminer par un Like a hobo complètement enflammé.

Au rappel, c'est l'hystérie. Winston nous rejoue quelques morceaux dont l'entraînant In your hands - pour la seconde fois. Même si le concert était teinté de moments plus creux, il fut mémorable sur bien des points. Le chanteur a prouvé qu'il savait groover et le public en ressort comblé.



Maïlys Charlier

11/05/2009

Dans le salon de Sammy Decoster

En concert ce samedi aux Nuits Botanique, Sammy Decoster se sentait comme chez lui dans le Grand Salon. Avec sa voix incroyable, qu’il pousse dans les aigus dès le début du concert, et sa guitare en bandoulière,  Sammy Decoster impose le respect dès les premières notes. Et en plus, le garçon possède un charme évident ce qui n’est pas pour déplaire aux jeunes filles assises au premier rang.

 

Accompagné d’un contrebassiste/bassiste/joueur de banjo et d’un excellent batteur, Sammy Decoster n’a pas besoin de plus d’attirails pour livrer un concert en puissance et de qualité. Enchaînant les road songs, les morceaux très rock ‘n roll – où l’ont peut presque apercevoir l’ombre de Johnny Cash – et les ballades mélancoliques pendant près d’une heure et demi.

 

Si vous l’avez raté, le chanteur français enchaîne bientôt une tournée barbecue. Le principe ? Organisez un barbecue et invitez Sammy à venir chanter dans votre jardin. Si ça c’est pas le bonheur !

 

Maïlys Charlier

Une Nuit pleine de surprises

Ce 8 mai, un ticket unique donnait accès aux quatre salles du Botanique. Au programme, une douzaine de groupes de nationalités diverses aux sons punk, rock, pop, folk. Une belle affiche qui, bizarrement, n'était pas complète. Tant pis pour les absents, cette soirée de lancement était un bon cru!

 

Seul inconvénient de la soirée : trois ou quatre groupes jouent en même temps. Il faut donc faire des choix. La curiosité nous amène au Museum, appelé pour l'occasion"Grand Salon". Ez3kiel y a installé une exposition, des fauteuils sont posés un peu partout dans le Musée. L'ambiance est intimiste et la salle très cosy. Ce soir, c'est Broadcast 2000 qui inaugure le salon. Quelques mois auparavant, quatre jeunes londoniens se réunissaient chez Joe Steer, le chanteur, pour enregistrer un premier EP. Résultat convaincant puisqu’ils vont travailler sur leur premier album avec le producteur de Kaiser Chiefs et Bloc Party. Composé d'un batteur un peu spécial, d'un ardent xylophoniste et de deux chanteurs, Broadcast 2000 nous sert une pop/rock aux sonorités folk pas désagréable du tout. Une très belle découverte et un nom à retenir.

 

Ensuite, c'est Art Brut qui prend possession de l'Orangerie. Le groupe de punk/rock anglais envoie un gros son d’entrée de jeu, dès l'arrivée sur scène. Pas le temps de souffler. Soit on aime et on reste scotché. Soit on change de salle !

Pendant ce temps là, Austin Lace s'installe sur la scène de la Rotonde avec leur mystérieux « Motherman », un homme affublé d'un énorme masque de monstre rouge. C'est sans aucun doute les pitreries de ce « Motherman » - qui possède un certain talent pour la danse - qui captive le public. Difficile donc de se concentrer sur la prestation des Bruxellois.

 

Le chapiteau est quasi complet pour Metric, groupe d’électro pop canadien, mais le public, bizarrement, reste assez calme. Les efforts d’Emily Haines sont pourtant payants puisque le public finit par se réveiller en deuxième partie de set. Après la prestation de Metric, c'est au tour des Belges de Das Pop de clôturer le festival sous ce même chapiteau. Leur nom écrit dans de grosses lettres argentées flottant au-dessus de la scène, le groupe, originaire de Gand, envoie la sauce et le chanteur Bent Van Looy n'a pas peur de mouiller sa chemise. Pourtant le chapiteau est assez vide même si le public présent répond par la positive faisant vibrer le plancher sous nos pieds.

 

Maïlys Charlier

16/05/2008

Rendez-vous intime avec les Girls

La Rotonde était archi complète jeudi soir pour accueillir le groupe originaire de Braine L’Alleud

 

BRUXELLES Les Girls in Hawaii se sont fait plaisir jeudi soir en jouant à la Rotonde, une de leurs salles préférées en Belgique. « On vient voir des concerts ici depuis qu’on a 16 ans », confie Lionel. « Mais vu d’ici, ça fait un peu peur », enchaîne Antoine. Il est vrai que la salle très intimiste correspondait parfaitement à l’atmosphère particulière du groupe. Les Girls sont comme chez eux à la Rotonde et le public entre très vite dans l’ambiance chaude et planante de Plan your escape, deuxième album des Brainois.

 

C’est avec This farm will end up in fire que les Girls ouvrent le show. Fields of gold, Time to forgive the winter, Found in the ground, Birthday Call, Short song for a short mind,… Tout y passe en une heure et demi de concert. Le groupe nous a offert de très beaux moments avec un Road to Luna déjanté, un Bees and Butterflies puissant, un Couples on TV très émouvant et un Flavor presque jouissif.

Le public, sous le charme, en voulait encore mais après deux rappels les Girls quittent la scène. Il faudra donc attendre le 30 mai à l’Ancienne Belgique.

Mailys Charlier

15/05/2008

Murder, The Dø et Tim en nombre

Murder, Tim Van Hamel ou The Dø, outre le fait de tous se produire mercredi soir aux Nuits du Botanique, avaient un autre point commun : ils avaient choisi de venir en nombre.

Ainsi, les Suédois étaient accompagnés d’un contrebassiste mais également d’un violoncelliste et d’un flûtiste (les deux derniers dénichés à Anvers) pour présenter leur très bel album. Beau mais plombé, comme l’ambiance où on aurait bien imaginé Lars Von Trier s’inviter à Feast in My Honor, par exemple.

The Dø, de son côté, avait décidé d’inviter un batteur pour donner de l’ampleur à A Mouthful. Mission à moitié réussie sous un chapiteau sold out pour Dan Levy et Olivia Bouyssou Merilahti qui n’auront guère fait bouger les foules (même sur On My Shoulder).

Enfin, le chanteur de Millionaire était accompagné de cinq de ses camarades pour défendre son album solo. Et dire que le garçon voulait passer à autre chose…

À la Rotonde, un seul concert était prévu et il aura probablement été le plus long de ces Nuits avec Ez3kiel qui a capté l’attention pendant près de deux heures d’une assistance venue en rangs serrés danser sur cette dub-trip-hop-électro faite de distorsions. Et de convulsions...

B.Vt.

14/05/2008

Etienne Daho pulse encore et toujours

Le cœur du Cirque Royal a battu plus fort mardi soir

La dernière fois qu’il était sur cette même scène, c’était il y a un mois et demi à peine. Pas étonnant qu’Étienne Daho en garde un souvenir vivace. D’autant que, comme chaque fois, le public belge lui avait réservé un accueil des plus chaleureux. Bis repetita, mardi soir, dans le cadre des Nuits du Bota. Et si la salle n’était pas remplie, c’est sans aucun doute le télescopage des deux dates qui est en cause. Sûrement pas l’énergie et le cœur que met le chanteur dans chacun de ses morceaux. Car Daho pulse encore et toujours.

Il en a donné la preuve d’entrée de jeu avec une Jungle... à faire vibrer les plus réticents. Idem avec Rendez-vous à Vedra ou Des Attractions Désastres. En revanche, le chanteur semble encore moins à l’aise sur scène avec les titres qu’il extrait de son dernier album, L’invitation. Cet air étrange, Un merveilleux été, L’adorer auraient mérité un peu plus de clarté, un peu plus de puissance aussi. Mais laissons-lui le bénéfice du temps qui passe et qui fait mûrir ses titres. Du reste, certains morceaux ont déjà exactement trouvé leur place dans un spectacle long, riche et dense. On pense à Obsession, L’invitation, donc. Et le bouleversant Boulevard des capucines, où Daho se raconte à travers une lettre de son père, parti vers d’autres cieux lorsqu’il était encore tout môme.

Généreux, il l’est aussi avec ses musiciens, qu’il ne manque pas de présenter en tout début de concert. Pour se laisser le temps – plus de deux heures – ensuite de profiter de la soirée. S’il avait affirmé avoir rangé les tubes au placard pour se concentrer sur des morceaux moins connus (on pense au magnifique Sur mon cou, le moment le plus intense de la soirée), la salle, ravie, a tout de même pu applaudir Saudade, Comme un igloo, Épaule Tatoo, Heure Hindoue, Le premier jour du reste de ta vie, Le grand sommeil ou Mon manège à moi. Un grand concert, servi par un artiste épanoui et heureux.

I. M.

10/05/2008

Cocoon-ing avec la charmante Morgane

La paire française Cocoon se produisait hier au Botanique. Rencontre.

 

A quelques heures de sa prestation, Morgane, du duo français folk Cocoon, profitait du beau temps sur la terrasse du Café du Bota 448aa51217a97a800d8d22b538a00214.jpget se réjouissait de la sympathie des Belges qu'elle avait rencontrés dans la journée. "En France, les gens sont super agressifs. Ici, tout est tellement chaleureux". Mark, son acolyte, "mais pas amoureux!", faisait le pitre, et il y mettait du coeur, devant la caméra d'un journaliste. C'est autour d'un verre d'eau commun ("tu peux boire, je ne suis malade", nous invita la jeune femme) que nous avons évoqué la formidable aventure de Cocoon, qui a commencé en France il y a un peu plus d'un an. "Mark cherchait une chanteuse. J'ai postulé. Il trouvait qu'un duo masculin-féminin folk manquait sur la scène française. On a fait une chanson et ce fut évident. On a appris à se connaître sur la route."

Au vu du succès que la paire rencontre actuellement, on peut dire que Mark a eu le nez fin... Ils ont gagné le concours CQFD des Inrocks l'année passée. Depuis, tout s'enchaîne.

"On tourne depuis janvier, continue Morgane. On n'a pas arrêté. On va faire une petite pause après le mois de juillet. On espère prendre un peu de vacances. Et on reviendra ensuite avec un batteur et un bassiste. On a constaté que parfois, vu que maintenant les gens commencent à bien connaître les chansons, ça manque de peps."

Comme Aaron, Camille, The Do et d'autres, Cocoon vient donc de France mais chante en anglais. "On ne s'est pas posé la question. C'est venu naturellement. Ça facilite la vie pour passer les frontières. C'est vrai qu'il y a une certaine mode pour le moment. Les Français se sont un peu décoincés avec ça. J'ai l'impression que les gens qui ne comprennent pas les paroles s'inventent leur propre histoire. Et je trouve ça super!" Grâce à ce choix de langue judicieux, les Cocoon joueront bientôt en Australie. "J'en rêve!" Mais attention, ne croyez pas pour autant que les deux talents refusent toute collaboration ou idée en français. Preuve en musique bientôt à l'écoute du premier album de ... Julien Doré. Mark lui a composé plusieurs titres en français et Morgane y pose la voix. "Il nous aimait bien. On a accepté de travailler avec lui même si on n'était pas super fan de l'étiquette Nouvelle Star. En studio, finalement, j'ai fait comme avec Cocoon, sauf que ce n'était pas Mark mais Julien." On essaie d'en savoir plus sur ce disque attendu. "Je n'ai malheureusement pas pu l'écouter encore. Pourtant j'ai demandé souvent!"

Tandis que notre entretien touchait à sa fin, Morgane nous confia son bonheur d'être bientôt déjà de retour chez nous. En effet, que ceux qui ont raté le duo se rassurent: Cocoon revient aux Francos de Spa en juillet prochain. "C'est une date que j'attends avec impatience", sourit la jolie demoiselle. Et clairement, il n'y a pas qu'elle...

Déborah Laurent

Cocoon, My friends all died in a plane crash (Bang!)

Dionysos enflamme le Cirque royal

Le groupe français était au programme des Nuits Botanique, jeudi, au Cirque Royal

C'est remplie d'humour et de talent qu'Emily Loizeau assurait la première partie de Dionysos. Le groupe français ouvre avec King of the ghost train et c'est le délire quand Mathias Malzieu arrive sur scène. Accompagné de trois nouveaux musiciens, Dionysos présentait la bande originale du livre La Mécanique du Coeur. Après avoir demandé "un tremblement de terre belge" et "un cunnilingus géant au Cirque Royal", Mathias fait l'oiseau sur la batterie à la fin de Cunnilingus mon amour ! Il prend son envol et se jette gracieusement dans la fosse.

Le public, euphorique, entame La petite gayolle. "J'espère que ce n'est pas le dernier dEUS", rétorque le chanteur. Mais Dionysos c'est aussi Babette, "la plus jolie et la plus talentueuse des petites femmes" d'après Mathias, une violoniste hors pair et une chanteuse à la voix magnifique. Après Miss Acacia, les deux complices se lancent dans un Mister Chat délirant et survolté. Le groupe revient rapidement pour le premier rappel avec Emily Loizeau pour La berceuse Hip Hop du Docteur Madeleine. La foule en délire ne veut pas en rester là. Les Français reviennent donc avec Giant jack is on my back. On n'a jamais vu un public aussi électrique. Mathias en profite pour refaire un bain de foule et prouver qu'il peut faire mieux que Cali. Le chanteur se fait porter jusqu'aux balcons, tout en haut du Cirque et saute dans le public. Devant les acclamations, Mathias reste seul sur scène et termine le concert de jolie façon, à cappella avec Coccinelle.

Mailys Charlier

08/05/2008

Une première nuit sous le charme de Berry

Albin de la Simon et Tunng étaient les têtes d'affiche de la Rotonde et de l'Orangerie mercredi soir 

BRUXELLES Mercredi, coup d’envoi des Nuits Botanique, Tunng et Albin de la Simone occupaient respectivement la scène de l’Orangerie et de la Rotonde. Malgré la foule présente, assise sur les marches ou longeant les couloirs du Botanique, la Rotonde était loin d’être remplie. C’est devant à peine quelques personnes que Suarez ouvre le bal. Le groupe, qui a fait dernièrement la première partie d’Aaron à Forest, propose des mélodies entraînantes menées par la jolie voix de Marc Pinilla.

Pendant ce temps là, à l’Orangerie, Kate Stables présentait son projet This is the kit. Un show plein de douceur aux rythmes folk envoûtants.

Après un bref passage au vernissage de l’étonnante exposition No new ennemies, retour à la Rotonde pour découvrir une jeune femme bourrée de talent. Berry charme tout le monde avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg et ses textes à double sens, souvent revanchards. Un concert guitare-voix, avec son producteur Lionel Dudognon, dans l’intimité et la simplicité. Le set un peu court ne nous donne qu’une envie : revoir rapidement la jeune fille à l’oeuvre.

Sur la scène de l’Orangerie, les Londoniens de Tunng présentaient leur nouvel album Good Arrows. Indéfinissable dans leur style, le groupe a donné un concert de qualité, aux sonorités toujours surprenantes et aux mélodies magiques. Menés par d’excellents musiciens, Tunng proposait bruitages en tout genre, ballades originales et voix séduisantes.

Albin de la Simone clôturait cette première nuit à la Rotonde. Accompagné de son groupe et d’un théâtre de marionnettes, cet amoureux des mots a visité ses trois albums devant un public fidèle et réceptif, non sans nous laisser quelques refrains en tête...

Maïlys Charlier