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14/05/2008

Etienne Daho pulse encore et toujours

Le cœur du Cirque Royal a battu plus fort mardi soir

La dernière fois qu’il était sur cette même scène, c’était il y a un mois et demi à peine. Pas étonnant qu’Étienne Daho en garde un souvenir vivace. D’autant que, comme chaque fois, le public belge lui avait réservé un accueil des plus chaleureux. Bis repetita, mardi soir, dans le cadre des Nuits du Bota. Et si la salle n’était pas remplie, c’est sans aucun doute le télescopage des deux dates qui est en cause. Sûrement pas l’énergie et le cœur que met le chanteur dans chacun de ses morceaux. Car Daho pulse encore et toujours.

Il en a donné la preuve d’entrée de jeu avec une Jungle... à faire vibrer les plus réticents. Idem avec Rendez-vous à Vedra ou Des Attractions Désastres. En revanche, le chanteur semble encore moins à l’aise sur scène avec les titres qu’il extrait de son dernier album, L’invitation. Cet air étrange, Un merveilleux été, L’adorer auraient mérité un peu plus de clarté, un peu plus de puissance aussi. Mais laissons-lui le bénéfice du temps qui passe et qui fait mûrir ses titres. Du reste, certains morceaux ont déjà exactement trouvé leur place dans un spectacle long, riche et dense. On pense à Obsession, L’invitation, donc. Et le bouleversant Boulevard des capucines, où Daho se raconte à travers une lettre de son père, parti vers d’autres cieux lorsqu’il était encore tout môme.

Généreux, il l’est aussi avec ses musiciens, qu’il ne manque pas de présenter en tout début de concert. Pour se laisser le temps – plus de deux heures – ensuite de profiter de la soirée. S’il avait affirmé avoir rangé les tubes au placard pour se concentrer sur des morceaux moins connus (on pense au magnifique Sur mon cou, le moment le plus intense de la soirée), la salle, ravie, a tout de même pu applaudir Saudade, Comme un igloo, Épaule Tatoo, Heure Hindoue, Le premier jour du reste de ta vie, Le grand sommeil ou Mon manège à moi. Un grand concert, servi par un artiste épanoui et heureux.

I. M.