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15/05/2008

Murder, The Dø et Tim en nombre

Murder, Tim Van Hamel ou The Dø, outre le fait de tous se produire mercredi soir aux Nuits du Botanique, avaient un autre point commun : ils avaient choisi de venir en nombre.

Ainsi, les Suédois étaient accompagnés d’un contrebassiste mais également d’un violoncelliste et d’un flûtiste (les deux derniers dénichés à Anvers) pour présenter leur très bel album. Beau mais plombé, comme l’ambiance où on aurait bien imaginé Lars Von Trier s’inviter à Feast in My Honor, par exemple.

The Dø, de son côté, avait décidé d’inviter un batteur pour donner de l’ampleur à A Mouthful. Mission à moitié réussie sous un chapiteau sold out pour Dan Levy et Olivia Bouyssou Merilahti qui n’auront guère fait bouger les foules (même sur On My Shoulder).

Enfin, le chanteur de Millionaire était accompagné de cinq de ses camarades pour défendre son album solo. Et dire que le garçon voulait passer à autre chose…

À la Rotonde, un seul concert était prévu et il aura probablement été le plus long de ces Nuits avec Ez3kiel qui a capté l’attention pendant près de deux heures d’une assistance venue en rangs serrés danser sur cette dub-trip-hop-électro faite de distorsions. Et de convulsions...

B.Vt.

14/05/2008

Etienne Daho pulse encore et toujours

Le cœur du Cirque Royal a battu plus fort mardi soir

La dernière fois qu’il était sur cette même scène, c’était il y a un mois et demi à peine. Pas étonnant qu’Étienne Daho en garde un souvenir vivace. D’autant que, comme chaque fois, le public belge lui avait réservé un accueil des plus chaleureux. Bis repetita, mardi soir, dans le cadre des Nuits du Bota. Et si la salle n’était pas remplie, c’est sans aucun doute le télescopage des deux dates qui est en cause. Sûrement pas l’énergie et le cœur que met le chanteur dans chacun de ses morceaux. Car Daho pulse encore et toujours.

Il en a donné la preuve d’entrée de jeu avec une Jungle... à faire vibrer les plus réticents. Idem avec Rendez-vous à Vedra ou Des Attractions Désastres. En revanche, le chanteur semble encore moins à l’aise sur scène avec les titres qu’il extrait de son dernier album, L’invitation. Cet air étrange, Un merveilleux été, L’adorer auraient mérité un peu plus de clarté, un peu plus de puissance aussi. Mais laissons-lui le bénéfice du temps qui passe et qui fait mûrir ses titres. Du reste, certains morceaux ont déjà exactement trouvé leur place dans un spectacle long, riche et dense. On pense à Obsession, L’invitation, donc. Et le bouleversant Boulevard des capucines, où Daho se raconte à travers une lettre de son père, parti vers d’autres cieux lorsqu’il était encore tout môme.

Généreux, il l’est aussi avec ses musiciens, qu’il ne manque pas de présenter en tout début de concert. Pour se laisser le temps – plus de deux heures – ensuite de profiter de la soirée. S’il avait affirmé avoir rangé les tubes au placard pour se concentrer sur des morceaux moins connus (on pense au magnifique Sur mon cou, le moment le plus intense de la soirée), la salle, ravie, a tout de même pu applaudir Saudade, Comme un igloo, Épaule Tatoo, Heure Hindoue, Le premier jour du reste de ta vie, Le grand sommeil ou Mon manège à moi. Un grand concert, servi par un artiste épanoui et heureux.

I. M.